Mourir à vingt-quatre ans
C'est l'injustice à l'état pur
Mourir à vingt-quatre ans
C'est la plus terrible des blessures
Comment accepter, se résigner?
Comment peut-on s'en aller ainsi?
Avec tant de rêves irréalisés
Et de projets inassouvis?
Mourir à vingt-quatre ans
Prête à relever tous les défis
Mourir à vingt-quatre ans
L'impression de n'avoir rien accompli
Pourtant, tu as cette force intérieure
Ce calme face à l'inéluctable
Dans tes yeux, ni colère, ni terreur
Juste une paix inébranlable
Mourir à vingt-quatre ans
Et le prendre avec le sourire
Mourir à vingt-quatre ans
Et avoir la force de rire
Rire, malgré cette maladie épouvantable
Qui marche sur ton corps, le déforme, le piétine
Les joues creuses, d'une maigreur effroyable,
Mais ton regard est scintillant et lucide
Mourir à vingt-quatre ans
En ayant son coeur tout donné
Mourir à vingt-quatre ans
Et avoir su se distinguer
Voilà ton legs le plus grand et le plus précieux
T'être dépensée pour les autres, sans compter
La chaleur de ton être, ce souvenir radieux
Dans chacune des mémoires restera gravé
Mourir à vingt-quatre ans,
Avec le sentiment d'avoir tout réussi
Mourir à vingt-quatre ans
Et, malgré tout, épanouie
Voilà qui rend ta mort moins amère
Et apporte la paix dans ton esprit
Oiseau, phénix, prends tes ailes, être si cher
Envoles-toi vers d'autres cieux, douce Stéphanie
De là-haut, tu réchaufferas encore nos vies
mardi 10 juillet 2012
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