mardi 10 juillet 2012

MOURIR À 24 ANS

Mourir à vingt-quatre ans
C'est l'injustice à l'état pur
Mourir à vingt-quatre ans
C'est la plus terrible des blessures

Comment accepter, se résigner?
Comment peut-on s'en aller ainsi?
Avec tant de rêves irréalisés
Et de projets inassouvis?

Mourir à vingt-quatre ans
Prête à relever tous les défis
Mourir à vingt-quatre ans
L'impression de n'avoir rien accompli

Pourtant, tu as cette force intérieure
Ce calme face à l'inéluctable
Dans tes yeux, ni colère, ni terreur
Juste une paix inébranlable

Mourir à vingt-quatre ans
Et le prendre avec le sourire
Mourir à vingt-quatre ans
Et avoir la force de rire

Rire, malgré cette maladie épouvantable
Qui marche sur ton corps, le déforme, le piétine
Les joues creuses, d'une maigreur effroyable,
Mais ton regard est scintillant et lucide

Mourir à vingt-quatre ans
En ayant son coeur tout donné
Mourir à vingt-quatre ans
Et avoir su se distinguer

Voilà ton legs le plus grand et le plus précieux
T'être dépensée pour les autres, sans compter
La chaleur de ton être, ce souvenir radieux
Dans chacune des mémoires restera gravé

Mourir à vingt-quatre ans,
Avec le sentiment d'avoir tout réussi
Mourir à vingt-quatre ans
Et, malgré tout, épanouie

Voilà qui rend ta mort moins amère
Et apporte la paix dans ton esprit
Oiseau, phénix, prends tes ailes, être si cher
Envoles-toi vers d'autres cieux, douce Stéphanie

De là-haut, tu réchaufferas encore nos vies

samedi 21 avril 2012

Cher Jack

Cher Jack,

Bientôt un an que tu aies parti. Déjà. Je peine encore à y croire. Jack, quand j'ai appris ton décès, ce fut un coup de massue en me réveillant. Tu étais malade et tu souffrais, bien sûr, mais comme tout le monde, je n'avais pas réalisé, en juillet 2011, lorsque tu t'étais retiré "temporairement", que tu étais mourant. En tant que journaliste, je me dois d'être neutre. Mais je ne te mentirai pas: en tant qu'individu, ta mort m'a affecté profondément, et m'afflige encore. Tu étais notre Obama, Jack: tu nous a fait croire aux changements possibles. Tu nous a donné espoir qu'il était possible d'aider son prochain, par le biais de l'État, sans nous ruiner. Tu as ramené l'être humain au centre du débat public, alors que depuis 20 ans, c'est l'économie et la lutte aux déficits qui tenaient le haut du pavé. Tu nous a rappelé qu'en politique, il n'y a pas que des menteurs et des voleurs: il y a des gens pétris d'idéalisme, qui veulent changer les choses et aider les citoyens à appliquer leurs droits. Tu pars trop tôt, Jack: nous avions besoin de toi pour tenir tête aux conservateurs, et défendre les nécessiteux de ce pays. Mais nous garderons ton optimisme, et chérirons ton héritage. Comme René Lévesque, tu nous auras dit: "À la prochaine fois". Mais la prochaine fois sera sans toi. Où que tu sois, Jack, repose en paix. Tu nous auras montré la voie. À nous de la suivre. Salut Jack!

Max