Cher Jack,
Bientôt un an que tu aies parti. Déjà. Je peine encore à y croire. Jack, quand j'ai appris ton décès, ce fut un coup de massue en me réveillant. Tu étais malade et tu souffrais, bien sûr, mais comme tout le monde, je n'avais pas réalisé, en juillet 2011, lorsque tu t'étais retiré "temporairement", que tu étais mourant. En tant que journaliste, je me dois d'être neutre. Mais je ne te mentirai pas: en tant qu'individu, ta mort m'a affecté profondément, et m'afflige encore. Tu étais notre Obama, Jack: tu nous a fait croire aux changements possibles. Tu nous a donné espoir qu'il était possible d'aider son prochain, par le biais de l'État, sans nous ruiner. Tu as ramené l'être humain au centre du débat public, alors que depuis 20 ans, c'est l'économie et la lutte aux déficits qui tenaient le haut du pavé. Tu nous a rappelé qu'en politique, il n'y a pas que des menteurs et des voleurs: il y a des gens pétris d'idéalisme, qui veulent changer les choses et aider les citoyens à appliquer leurs droits. Tu pars trop tôt, Jack: nous avions besoin de toi pour tenir tête aux conservateurs, et défendre les nécessiteux de ce pays. Mais nous garderons ton optimisme, et chérirons ton héritage. Comme René Lévesque, tu nous auras dit: "À la prochaine fois". Mais la prochaine fois sera sans toi. Où que tu sois, Jack, repose en paix. Tu nous auras montré la voie. À nous de la suivre. Salut Jack!
Max
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samedi 21 avril 2012
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